dimanche 20 janvier 2013

"Je crois en Jésus Christ, qui a été enseveli."

EN FRANCE, LE PEUPLE N'EST PAS SOUVERAIN

N'importe qui peut percevoir le contraste entre la force tranquille manifestée par la Rue le Dimanche 13 janvier, et la mauvaise foi qui s'affiche depuis sans vergogne au plus haut niveau. Il devient alors difficile d'éluder un certain nombre de réflexions, et en particulier de ne pas récuser l'optimisme républicain. Je pense même que la République est intrinsèquement inapte à l'intégration du droit naturel dans les nouvelles lois. Car les grands idéaux qu'elle proclame sont des abstractions des Lumières, plaquées pour se soumettre la réalité ou la détruire, afin qu'advienne l'Homme nouveau, pensé par l'Illuminisme. Je ne crois pas non plus que la France elle-même soit divisée: elle est plutôt occupée par un régime qui a investi l'Etat, et semble n'avoir cure du pays réel, de son histoire, de sa civilisation, de sa culture, ni même de son peuple et de sa vie. De sorte qu'il y a bien, en effet, un abîme entre la folie mensongère des pouvoirs et des lois, et la France: il aura fallu deux cents ans pour en piller les richesses et lui faire mordre la poussière.

Car le déni de réalité marque aussi deux axiomes de base du régime: que le relativisme moral soit le corrélatif nécessaire de la démocratie, et que l'apostasie publique soit l'unique expression de la neutralité de l'Etat. Là, le déni se fait mensonge: « comme si Dieu n'existait pas »; alors que tout le monde sait bien qu'il existe. Jean Paul II a démonté le mécanisme totalitaire du système qui en découle nécessairement: « D'une part, les individus revendiquent pour eux-mêmes la plus entière autonomie morale de choix (...); d'autre part, on considère que, dans l'exercice des fonctions publiques et professionnelles, le respect de la liberté de choix d'autrui impose à chacun de faire abstraction de ses propres convictions (..). Dans ces conditions, la responsabilité de la personne se trouve déléguée à la loi civile, cela supposant l'abdication de sa conscience morale au moins dans le domaine de l'action publique » (Evangelium Vitae, n° 69). Ce court-circuit permanent sur la société, du à l'usurpation des prérogatives divines, a pour effet majeur une profanation sans précédent: l'Etat, qui est lui-même pervertit par le régime, se substitue à la conscience et avance sa prétention sur les âmes.

Il n'est pas vrai, d'ailleurs, que le Peuple soit souverain. Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre, dit le Christ. Or il lui a plu dans sa miséricorde de s'associer les clercs pour l'exercice de son pouvoir spirituel, et les fidèles laïcs pour l'exercice de son pouvoir temporel, instituant les uns et les autres, ceux-ci par les sacrements de l'Initiation Chrétienne, et ceux-là par l'ordination sacerdotale. Le pouvoir temporel n'appartient donc, en réalité, ni au Peuple ni à ses représentants, mais aux fidèles du Christ qui, dans leurs engagements multiples, l'exercent selon le droit naturel et chrétien, nous dirons aujourd'hui selon la Doctrine Sociale de l'Eglise, comme le service de tous et du bien commun; et le souverain est aussi logiquement l'un d'entre eux.

Pour ce qui est de la France, comme il y a un droit naturel pour régir la famille, il y a pour la France un droit qui lui est connaturel. On sait qu'elle est née du baptême de Clovis: l'Histoire manifeste aussi les quelques lois fondamentales qui font sa grandeur ou son abaissement, parce qu'elles s'enracinent non pas dans ce qu'elle fait ou dans ce qu'elle subit, mais dans ce qu'elle est. Or parmi ces lois, il en est providentiellement qui assurent la nature du régime et sa stabilité, parce qu'elles désignent qui est normalement le chef, quelles que soient les péripéties. C'est ainsi que parmi ces catholiques qui servent leurs frères, il en est un qui est devenu le dauphin à la mort de son père, parce qu'il était le fils. Et c'est une magnifique espérance: nous n'avons jamais été orphelins ni abandonnés; nous n'avons jamais été perdus ni livrés à nous-mêmes ou aux loups. En France il n'y a pas des prétendants à un trône qui n'existe plus: il y a un trône vacant jusqu'à ce qu'on redemande au Christ, vrrai roi de France, de désigner son lieutenant.
Nous assistons à un sursaut dont l'axe est simplement le principe de réalité. Or, en réalité justement, il ne s'agit plus vraiment de faire retirer un projet de loi, ni même de faire tomber un homme ou une équipe. On commence à le comprendre: il s'agirait plutôt de changer un régime délirant, pour nous retrouver nous-mêmes et nos lois; pour restaurer ce que nous sommes encore et n'avons jamais cessé d'être: la France.

كما ان الاسرة يحكم فيها القانون الطبيعي كذلك في فرنسا قواعد معترف بها جذورها في ماهية البلاد وبفضل هذه القوانين الاساسية تحافظ  فرنسا على الحكم الطبيعي لها وعلى صموده بالرغم من التقلبات التاريخية وهكذا نتأكد ممن هو الحاكم من خلال اصله اي ولادته في اسرته



mardi 8 janvier 2013

Entendu sur Radio Espérance


Entendu aujourd'hui sur Radio Espérance (chaque matin à 8h07):
En commentaire de GS 27, les transgressions parlementaires, loin de crééer une obligation en conscience, engendrent le devoir d'une objection de conscience claire et courageuse: la légitimité des lois ne tient pas à la forme démocratique par laquelle elles sont promulguées, mais à leur contenu en conformité avec le bien commun et la dignité véritable de la personne humaine. Pour en venir aux conséquences pratiques, "ce que vous n'avez pas fait aux plus petits de mes frères, à moi non plus vous ne l'avez pas fait".
Avant appontage d'une Alouette III sur le "Foch"

dimanche 6 janvier 2013

"Je crois en Jésus Christ qui a souffert sous Ponce Pilate."

MESSAGE DE SA SAINTETÉBENOÎT XVI
POUR LA CÉLÉBRATION DE LAJOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
1er JANVIER 2013
HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX
(extraits) 

1. Chaque année nouvelle porte en elle l’attente d’un monde meilleur. Dans cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l’humanité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère.
À 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II qui a permis de renforcer la mission de l’Église dans le monde, il est encourageant de constater que les chrétiens – peuple de Dieu en communion avec lui et en chemin parmi les hommes – s’engagent dans l’histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses et ses angoisses [1], annonçant le salut du Christ et promouvant la paix pour tous.
Notre temps en effet, marqué par la mondialisation, avec ses aspects positifs et négatifs, mais aussi par des conflits sanglants toujours en cours et par des menaces de guerre, demande un engagement renouvelé et collectif pour la recherche du bien commun, du développement de tous les hommes et de tout l’homme.
Les foyers de tension et d’opposition causés par des inégalités croissantes entre riches et pauvres, par la prévalence d’une mentalité égoïste et individualiste qui s’exprime également au travers d’un capitalisme financier sans régulation, nous inquiètent. En plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité internationales, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu’elle est à favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont autant de dangers pour la paix.
Et pourtant les nombreuses œuvres de paix dont le monde est riche, témoignent de la vocation innée de l’humanité à la paix. En chaque personne, le désir de paix est une aspiration essentielle qui coïncide, d’une certaine façon, avec le désir d’une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. En d’autres termes, le désir de paix correspond à un principe moral fondamental, c’est-à-dire au développement intégral, social, communautaire, entendu comme un droit et un devoir, et cela fait partie du dessein de Dieu sur l’homme. L’homme est fait pour la paix qui est don de Dieu.
Tout ce qui précède m’a conduit à m’inspirer, pour ce Message, des paroles de Jésus-Christ : « Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

رسالة قداسة البابا بندكتس السادس عشر بمناسبة اليوم العالمي للسلام 2013
طوبى لصانعي السلام
Porte-avions "Eisenhoer" (US Navy)

La béatitude évangélique
2. Les béatitudes, proclamées par Jésus (cf. Mt 5,3-12 et Lc 6,20-23), sont autant de promesses. Dans la tradition biblique en effet, le genre littéraire correspondant à la béatitude porte toujours en lui-même une bonne nouvelle, c’est-à-dire un évangile, qui culmine en une promesse. Les béatitudes ne sont donc pas seulement des recommandations morales dont l’observance prévoit, au temps prescrit – temps généralement situé dans l’autre vie –, une récompense, c’est-à-dire une situation de bonheur à venir. La béatitude consiste plutôt en l’accomplissement d’une promesse adressée à tous ceux qui se laissent guider par les exigences de la vérité, de la justice et de l’amour. Ceux qui mettent leur foi en Dieu et en ses promesses apparaissent souvent aux yeux du monde naïfs et éloignés de la réalité. Eh bien, Jésus leur déclare qu’ils découvriront être fi ls de Dieu non seulement dans l’autre vie mais déjà en celle-ci et que, depuis toujours et pour toujours, Dieu est pleinement solidaire d’eux. Ils comprendront qu’ils ne sont pas seuls parce qu’Il est du côté de ceux qui s’engagent en faveur de la vérité, de la justice et de l’amour. Jésus, révélation de l’amour du Père, n’hésite pas à s’offrir lui-même en sacrifice. Quand on accueille Jésus-Christ, Homme-Dieu, on vit la joyeuse expérience d’un don immense : le partage de la vie même de Dieu, ou encore la vie de la grâce, prémisse d’une existence pleinement heureuse. Jésus-Christ nous donne en particulier la paix véritable qui naît de la rencontre confi ante de l’homme avec Dieu.
La béatitude de Jésus dit que la paix est à la fois don messianique et œuvre humaine. En effet, la paix présuppose un humanisme ouvert à la transcendance. Il est fruit du don réciproque, d’un enrichissement mutuel, grâce au don qui jaillit de Dieu et permet de vivre avec les autres et pour les autres. L’éthique de la paix est une éthique de la communion et du partage. Il est alors indispensable que les différentes cultures contemporaines dépassent les anthropologies et les éthiques fondées sur des présupposés théorico-pratiques surtout subjectifs et pragmatiques, au nom desquels les relations de cohabitation sont inspirés par des critères de pouvoir ou de profit, où les moyens deviennent des fins et vice-versa, où la culture et l’éducation sont seulement centrées sur les instruments, sur la technique et sur l’efficience. Le démantèlement de la dictature du relativisme et de l’adoption d’une morale totalement autonome qui interdit la reconnaissance de l’incontournable loi morale naturelle inscrite par Dieu dans la conscience de chaque homme est une condition nécessaire de la paix. La paix est construction d’un vivre-ensemble en termes rationnels et moraux, s’appuyant sur un fondement dont la mesure n’est pas créée par l’homme mais par Dieu même. « Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix », rappelle le Psaume 29 (v.11).

vendredi 4 janvier 2013

Ce matin sur Radio Espérance

Entendu ce matin sur Radio-Espérance:  "l'homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même." (GS 24). Voilà de quoi remettre en ordre le tourbillon idéologique, pour ne pas dire le chaos social dans lequel on nous impose de vivre. Quant à la revendication exacerbée du moi, elle se répète indéfiniment et nous rend tous interchangeables: seul le don de soi fait une personne une et unique.
Piazza d'Italia (Trieste)

dimanche 30 décembre 2012

"Je crois en Jésus Christ, qui est né de la Vierge Marie."

DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI
À L'OCCASION DE LA PRÉSENTATION DES
VŒUX DE NOËL DE LA CURIE ROMAINE
Salle Clémentine
Vendredi
 21 décembre 2012

(Extraits)

La grande joie avec laquelle des familles provenant du monde entier se sont rencontrées à Milan a montré que, malgré toutes les impressions inverses, la famille est forte et vivante encore aujourd’hui. Cependant la crise qui – particulièrement dans le monde occidental – la menace jusque dans ses fondements est aussi incontestable. J’ai été frappé du fait qu’au Synode on a souligné à maintes reprises l’importance de la famille pour la transmission de la foi, comme lieu authentique où se transmettent les formes fondamentales du fait d’être une personne humaine. On les apprend en les vivant et aussi en les souffrant ensemble. Et ainsi, il apparaît avec évidence que la question de la famille n’est pas seulement celle d’une forme sociale déterminée, mais celle de la question de l’être humain lui-même – de la question de ce qu’est l’être humain et de ce qu’il faut faire pour être de façon juste une personne humaine. Dans ce contexte, les défis sont complexes. Il y a avant tout la question de la capacité de l’homme de se lier ou de son manque de liens. L’être humain peut-il se lier pour toute une vie ? Cela correspond-il à sa nature ? N’est-ce pas en opposition avec sa liberté et avec la dimension de son auto-réalisation ? L’être humain devient-il lui-même en demeurant autonome et en entrant en contact avec l’autre uniquement par des relations qu’il peut interrompre à tout moment ? Un lien pour toute la vie est-il en opposition avec la liberté ? Le lien mérite-t-il aussi qu’on en souffre ? Le refus du lien humain, qui se répand toujours plus à cause d’une compréhension erronée de la liberté et de l’auto-réalisation, comme aussi en raison de la fuite devant le support patient de la souffrance, signifie que l’homme demeure fermé sur lui-même et, en dernière analyse, conserve son propre « moi » pour lui-même, et ne le dépasse pas vraiment. Mais c’est seulement dans le don de soi que l’être humain se réalise lui-même, et c’est seulement en s’ouvrant à l’autre, aux autres, aux enfants, à la famille, c’est seulement en se laissant modeler dans la souffrance, qu’il découvre la dimension du fait d’être une personne humaine. Avec le refus de ce lien disparaissent aussi les figures fondamentales de l’existence humaine : le père, la mère, l’enfant ; des dimensions essentielles de l’expérience du fait d’être une personne humaine tombent.
على الرغم من كل  الانطباعات العكسية فالأسرة اليوم لا تزال قوية وحية. لكن الأزمة - وخاصة في العالم الغربي - التي تهددها من أساسها هي أيضا لا جدال فيها. أدهشني حقيقة أن الصيندس قد أكد مرارا على أهمية الأسرة لتوارث الإيمان، كما كرر انها البيئة المناسبة  لتبليغ الأشكال الأساسية للإنسان وكونه الاصيل نتعلمها من المعيشة، وكذلك من المعاناة والتألم معا. وبالتالي يصبح من الواضح أن مسألة الأسرة ليست مسألة الشكل الاجتماعي فحسب، ولكن هي مسألة الانسان نفسه - مسألة ما يكون الإنسان وما يلزم ان يعمل ليكون شخصا بشريا بالمعنى الصحيح


Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, dans un traité soigneusement documenté et profondément touchant, a montré que l’atteinte à l’authentique forme de la famille, constituée d’un père, d’une mère et d’un enfant – une atteinte à laquelle nous nous trouvons exposés aujourd’hui – parvient à une dimension encore plus profonde. Si jusqu’ici nous avons vu comme cause de la crise de la famille un malentendu sur l’essence de la liberté humaine, il devient clair maintenant qu’ici est en jeu la vision de l’être même, de ce que signifie en réalité le fait d’être une personne humaine. Il cite l’affirmation devenue célèbre, de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Dans ces paroles se trouve le fondement de ce qui aujourd’hui, sous le mot « gender », est présenté comme une nouvelle philosophie de la sexualité. Le sexe, selon cette philosophie, n’est plus un donné d’origine de la nature, un donné que l’être humain doit accepter et remplir personnellement de sens, mais c’est un rôle social dont on décide de manière autonome, alors que jusqu’ici c’était à la société d’en décider. La profonde fausseté de cette théorie et de la révolution anthropologique qui y est sous-jacente, est évidente. L’être humain conteste d’avoir une nature préparée à l’avance de sa corporéité, qui caractérise son être de personne. Il nie sa nature et décide qu’elle ne lui est pas donnée comme un fait préparé à l’avance, mais que c’est lui-même qui se la crée. Selon le récit biblique de la création, il appartient à l’essence de la créature humaine d’avoir été créée par Dieu comme homme et comme femme. Cette dualité est essentielle pour le fait d’être une personne humaine, telle que Dieu l’a donnée. Justement, cette dualité comme donné de départ est contestée. Ce qui se lit dans le récit de la création n’est plus valable : « Homme et femme il les créa » (Gn 1, 27). Non, maintenant ce qui vaut c’est que ce n’est pas lui qui les a créés homme et femme, mais c’est la société qui l’a déterminé jusqu’ici et maintenant c’est nous-mêmes qui décidons de cela. Homme et femme n’existent plus comme réalité de la création, comme nature de l’être humain. Celui-ci conteste sa propre nature. Il est désormais seulement esprit et volonté. La manipulation de la nature, qu’aujourd’hui nous déplorons pour ce qui concerne l’environnement, devient ici le choix fondamental de l’homme à l’égard de lui-même. L’être humain désormais existe seulement dans l’abstrait, qui ensuite, de façon autonome, choisit pour soi quelque chose comme sa nature. L’homme et la femme sont contestés dans leur exigence qui provient de la création, étant des formes complémentaires de la personne humaine. Cependant, si la dualité d’homme et de femme n’existe pas comme donné de la création, alors la famille n’existe pas non plus comme réalité établie à l’avance par la création. Mais en ce cas aussi l’enfant a perdu la place qui lui revenait jusqu’à maintenant et la dignité particulière qui lui est propre. Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d’un droit, on peut se procurer. Là où la liberté du faire devient la liberté de se faire soi-même, on parvient nécessairement à nier le Créateur lui-même, et enfin par là, l’homme même – comme créature de Dieu, comme image de Dieu – est dégradé dans l’essence de son être. Dans la lutte pour la famille, l’être humain lui-même est en jeu. Et il devient évident que là où Dieu est nié, la dignité de l’être humain se dissout aussi. Celui qui défend Dieu, défend l’être humain !

dimanche 23 décembre 2012

"Je crois en Jésus Christ, ressuscité le troisième jour."

41 La vie personnelle et sociale, de même que l'agir humain dans le monde, sont toujours marqués par le péché, mais Jésus-Christ, « en souffrant pour nous, (...) ne nous a pas simplement donné l'exemple, afin que nous marchions sur ses pas, mais il a ouvert une route nouvelle: si nous la suivons, la vie et la mort deviennent saintes et acquièrent un sens nouveau ».41 Le disciple du Christ adhère, dans la foi et par les sacrements, au mystère pascal de Jésus, de sorte que son vieil homme, avec ses inclinaisons mauvaises, est crucifié avec le Christ. Comme créature nouvelle, il est alors habilité dans la grâce à « cheminer dans une vie nouvelle » (cf. Rm 6, 4). Toutefois, ce cheminement « ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal ».42
42 La transformation intérieure de la personne humaine, dans sa conformation progressive au Christ, est le présupposé essentiel d'un réel renouveau de ses relations avec les autres personnes: « Il faut alors faire appel aux capacités spirituelles et morales de la personne et à l'exigence permanente de sa conversion intérieure, afin d'obtenir des changements sociaux qui soient réellement à son service. La priorité reconnue à la conversion du cœur n'élimine nullement, elle impose, au contraire, l'obligation d'apporter aux institutions et aux conditions de vie, quand elles provoquent le péché, les assainissements convenables pour qu'elles se conforment aux normes de la justice, et favorisent le bien au lieu d'y faire obstacle ».43
ينبغي ان نتاكد من القدرات الروحية والاخلاقية للشخص ونتاسس على ضرورة التوبة الداخلية اذا اردنا الوصول الى تغيرات تجتماعية تكون في خدمة الشخص الحقيقية وحسب تعليم المجمع الفاتيكاني الثاني يجب ان يمتد الاحترام والمحبة أيضا إلى أولئك الذين يعتقدون أو يتصرفون بشكل مختلف منا في المجالات السياسية أو الاجتماعية أو الدينية. وعلاوة على ذلك، كلما حاولنا ان ندرك من الداخل،ومع اللطف والمحبة، ما هي نظرتهم الى الواقع، كلما اصبح من السهل الحوار معهم

43 Il n'est pas possible d'aimer son prochain comme soi-même et de persévérer dans cette attitude sans la détermination ferme et constante de s'engager pour le bien de tous et de chacun, car nous sommes tous vraiment responsables de tous.44 Selon l'enseignement conciliaire, « le respect et l'amour doivent aussi s'étendre à ceux qui pensent ou agissent autrement que nous en matière sociale, politique ou religieuse. D'ailleurs, plus nous nous efforçons de pénétrer de l'intérieur, avec bienveillance et amour, leurs manières de voir, plus le dialogue avec eux deviendra aisé ».45 Sur ce chemin, la grâce que Dieu offre à l'homme est nécessaire pour l'aider à surmonter les échecs, pour l'arracher à la spirale du mensonge et de la violence, pour le soutenir et l'inciter à retisser, avec une disponibilité retrouvée, le réseau des relations vraies et sincères avec ses semblables.46
44 Même la relation avec l'univers créé et les diverses activités de l'homme pour en prendre soin et le transformer, quotidiennement menacées par l'orgueil et par l'amour désordonné de soi, doivent être purifiées et portées à la perfection de la croix et de la résurrection du Christ: « Racheté par le Christ et devenu une nouvelle créature dans l'Esprit Saint, l'homme peut et doit, en effet, aimer ces choses que Dieu lui-même a créées. Car c'est de Dieu qu'il les reçoit: il les voit comme jaillissant de sa main et les respecte. Pour elles, il remercie son divin bienfaiteur, il en use et il en jouit dans un esprit de pauvreté et de liberté; il est alors introduit dans la possession véritable du monde, comme quelqu'un qui n'a rien et qui possède tout. “Car tout est à vous, mais vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu” (1 Co 3,
22-23) ».47

mercredi 19 décembre 2012